Et si on s’aidait?

Frédérique Moulinier Fuentes

Inspirée par les publications sur les réseaux de plusieurs professionnelles de l’accompagnement (je les remercie d’avoir montré le chemin), je voudrais aussi proposer mes services de médiatrice familiale gracieusement sur cette période difficile pour beaucoup de familles.

Je vous propose de me rendre disponible un jour par semaine (le mercredi) par téléphone. Vous pouvez me joindre par mail (fuentes.moulinier@orange.fr) et nous conviendrons d’un horaire pour un entretien.

  • Pour les parents qui ont besoin de partager sur leur cohabitation parfois difficile.
  • Pour les ados qui ont besoin qu’on les écoute.
  • Pour les parents qui aimeraient avoir quelques outils rapidement pour essayer de faciliter cette cohabitation entre eux et leurs enfants.

Partageons nos compétences pendant cette période compliquée, qui permet aussi de resserrer le lien social.

Frédérique Moulinier FUENTES

Confinement et regroupement familial : bonne nouvelle ?

Il y a la question traditionnelle : Qui tu emmènerais si tu devais rester sur une île déserte ?

Et bien là, pas le choix, ce confinement ne nous a pas trop laissé le temps de réfléchir.

Pour moi…Se retrouver en famille : tous les 5.

Je me suis d’abord dit « quelle angoisse », la perspective de ce 24h/24H (même dans des conditions que je sais très chanceuses) m’a vraiment mis la boule au ventre !

Et puis, il y a eu (assez vite) l’idée d’une belle opportunité. L’occasion de passer un peu de temps avec nos ados toujours « en fuite » du cocon familial et en recherche du groupe de copains. L’occasion de ne plus courir après le temps.

Et l’occasion qu’eux même se découvrent à nouveau : les liens frères/sœurs… Hier, je les ai vu jouer aux cartes, faire un Petit Bac… sans disputes !

Ce confinement c’est peut être l’occasion de se ré interroger sur la relation familiale. Je suis consciente que nous sommes ensemble et que c’est une chance. D’autres sont séparés ou seuls.

Et puis ce confinement c’est aussi l’occasion de ressentir ce manque. Je sais que ma « Famille » va au-delà de mon club des 5. Le contact physique et visuel avec mes parents manque déjà à mon quotidien, mes sœurs et mon frère, mes neveux et nièces….

Et je sais que ma vie est très rythmée par mes amis : déjeuners hebdomadaires, soirées régulières, cafés « philosophiques.. » ou plutôt « psychanalytiques » !

Si je prends conscience que j’ai cette chance, le confinement me force aussi à me re dire que l’amitié, l’amour ça se cultive. Ne plus se voir pousse à réfléchir, aux moyens de nourrir ces relations primordiales, au moyen de rester en lien profond. Peut-être que l’éloignement physique permettra le rapprochement émotionnelle. A moins se voir, à ne plus se voir, on va peut-être, être obligé de se dire les choses, de s’écrire.

Mon métier est basé sur la parole, la communication et la rencontre. C’est frustrant pour une médiatrice d’être confinée !

Alors je réfléchis ces jours ci à la façon dont je pourrais rester en lien aussi avec mon métier. Je pense très sincèrement à toutes ces familles pour qui le confinement impose une situation délicate. A tous ces parents qui se trouvent aussi en prise avec des ados ou des jeunes enfants. A tous ces enfants qui subissent une proximité difficile. A tous ces ados qui voient « leur petit monde » bousculée.

Quand j’aurais trouvé une façon de proposer mon soutien à ceux qui en ont besoin, je reviendrais .

Frédérique Moulinier Fuentes

Médiation et Harcèlement Café-Débat / Médiation du Rhône

Le Café-Débat mené par Médiation du Rhône s’est tenu jeudi 5/02 en présence d’Avocats, Directeurs Ressources Humaines, Médiateurs Familiaux, Médiateurs d’entreprises, Coach d’entreprises, Juristes spécialistes du droit du travail, Etudiants en médiation.

Le partage d’expériences et l’expertise des professionnels ont permis d’aborder la complexité des situations de harcèlement au travail et l’intérêt du processus de médiation dans ce contexte spécifique.

A partir de quel moment peut-on distinguer une situation de harcèlement d’une situation de conflit ?

A partir de quand des relations de travail sources de tensions et de non-dits, deviennent conflictuelles au point de les percevoir comme une forme de harcèlement ?

Outil pertinent d’expression et de régulation des conflits, la médiation va permettre d’évaluer les situations difficiles vécues dans le domaine du travail et de prévenir la saisine des instances juridiques.

La médiation est reconnue par la Cour de Cassation comme une mesure de prévention des risques. « La démarche de médiation devient un outil de politique managériale afin de maîtriser les signaux d’alerte des conflits et des problèmes de souffrance au travail ».

L’Article L1152-6 du code du Travail prévoit qu’: « Une procédure de médiation peut être mise en œuvre par toute personne de l’entreprise s’estimant victime de harcèlement moral ou par la personne mise en cause ». Dès lors, si un salarié effectue une demande de médiation, l’employeur est tenu de lui donner les moyens pour la mettre en œuvre, ne serait-ce qu’au titre de son obligation de prévention. D’autre part, la même démarche peut émaner du dirigent lorsqu’elle concerne les salariés de son entreprise.

Elle permet d’éviter l’aggravation du conflit, de désamorcer le litige et de trouver des solutions acceptables pour chaque partie.

Étayé de diverses expériences professionnelles, le débat a mis en lumière la place de la législation en matière de harcèlement et la dimension temporelle qu’implique une situation de souffrance au travail. Au-delà de la dimension juridique, le médiateur doit être en mesure de distinguer les risques psycho-sociaux, le conflit et le harcèlement moral.

En effet, la démarche de médiation doit tenir compte de la vulnérabilité des victimes et du déséquilibre éventuel entre les parties.

Garant du cadre et de la sécurité (physique-psychique) des personnes accompagnées, le médiateur porte une véritable responsabilité. Il va soutenir les salariés et les managers dans le respect du cadre déontologique auquel il est tenu, à savoir la confidentialité des entretiens, la neutralité, l’impartialité, l’indépendance.

Face à un conflit, une approche binaire amènerait à rechercher la cause et arbitrer les responsabilités. A l’inverse, le médiateur va s’attacher à regarder la situation sous un autre angle, souvent d’un point de vue systémique, pour s’intéresser à la relation et à la circulation de la parole.

Aujourd’hui inscrite dans une démarche d’obligation légale, la médiation contribue à la mise en place d’actions préventives.

Elle contribue à sensibiliser tant les salariés que les dirigeants d’entreprise, ayant pour finalité de maintenir des relations professionnelles apaisées, et d’élaborer un débat constructif autour du travail dont les conséquences favorisent un climat professionnel productif, performant, créatif et bienveillant : Organisation du travail, définition des missions de chacun, co-expertise, culture et valeurs de l’entreprise, comment dialoguer autour de ses missions, comment parler du fonctionnement collectif et ajuster sa pratique professionnelle…

Caroline ALMOSNINO, Médiatrice Familiale – Médiatrice Entreprises, Assermentée auprès de la Cour d’Appel de Lyon- Médiation du Rhône

L’écoute sans jugement du médiateur

Pour finir l’année, le café Médiation de décembre propose une réflexion sur la posture du médiateur en comparaison à  l’écoute d’un conseiller, ou d’un accompagnant, et sa capacité à ne pas porter de jugement.

Que vous soyez médiateur ou, plutôt juriste, avocat, ou accompagnant, ou encore manager ou RH, venez donner votre expérience, ou juste échanger au sujet de cet espace tellement spécifique dans lequel les personnes peuvent s’écouter et s’exprimer librement.

A l’heure de l’injonction de « libérer la parole », comprenons ensemble en quoi cela peut consister, et ce qu’il faut sécuriser pour cela.

A jeudi prochain.

Pour approfondir la réflexion :
https://www.mediationwalker.com/post/le-non-jugement-et-l-écoute-du-médiateur

Gaëlle WALKER

Concours de la médiation de l’université Lumière Lyon 2

Jeudi 14 novembre a eu lieu la finale du concours de la médiation organisé par l’Université Lumière Lyon 2 et plus particulièrement par 2 étudiantes Lia et Alexia : Vrai challenge pour les organisatrices qui ont dû constituer un jury et trouver des « médiés » fictifs pour mettre en scène des situations de médiation. Etudiants et médiateurs se sont prêtés au jeu. Certains avec un vrai talent d’acteur!

Chaque candidat retenu pour cette finale, a eu une demi-heure pour, à travers des extraits d’entretiens individuels et commun, s’entraîner à la posture du médiateur, expérimenter certains outils et mettre en avant les objectifs de la médiation.

Se soumettre à l’œil critique de leurs enseignants, du jury de médiateurs et du public est courageux. Cela a été aussi l’occasion pour chacun, par la suite, de partager avec les membres du jury sur cette expérience, sur leurs ressentis et sur leurs inquiétudes. Merci aux organisatrices de m’avoir proposé de participer à ce jury.

« Oser » fait parfois partie de la boite à outils du médiateur, c’est donc un premier pas pour Caroline, Aline et Flonard d’avoir eu le courage de  se lancer en public…

Et Bravo à Aline qui a remporté ce premier concours de la médiation.

Frédérique Moulinier Fuentes

La victime en médiation, et la réparation…

La victime en médiation

Lors d’un conflit, dans le domaine du travail en particulier, il est fréquent que l’une ou l’autre des personnes se dise « victime » d’un comportement ou d’agissements de son partenaire, parfois même les deux personnes simultanément.

Dans ces situations, la médiation est-elle appropriée? Peut elle aider à l’amélioration des relations? Y-a-t-il des techniques spécifiques pour traiter cette situation?

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Le Labo des enfants : un espace pour accueillir la parole des enfants de parents séparés

Arbre de vie réalisé par un groupe d’enfants

Après une séparation ou un divorce, il n’est pas rare que les enfants soient confrontés à des émotions intenses (colère, tristesse, culpabilité, incompréhension). Les séparations sont difficiles à traverser pour les parents et pour les enfants. Les parents ne sont pas toujours en capacité d’écouter leurs enfants face à cette séparation.

Verbaliser est le premier pas pour gérer l’émotion. Difficile pour un enfant de dire ce qu’il ressent à ses parents. Difficile de comprendre ce qu’il ressent. Difficile de partager sur ses émotions. Et pourtant…

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Ecole, émotions, art et connaissance de soi

Atelier d’expression artistique

Parler des émotions à l’école à 80 enseignants, c’est le défi qu’ont accepté de nous confier des directrices de collège en ce début d’année scolaire.

Nous sommes tout à la fois des êtres de raison et d’émotions. C’est encore plus vrai pour les élèves/adolescents. Les émotions sont très présentes au collège, car l’entrée au collège coïncide avec l’entrée dans l’adolescence, cette période si particulière du développement, période de transformations, où les émotions prennent beaucoup de place.

Sensibiliser leurs professeurs sur ce sujet, a été notre défi avec Isabelle de la Selle (La clé de l’atelier).

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Café Médiation à Lyon

Pour évoquer ensemble la question de la Médiation de couple, en médiation familiale.

Fréquemment, le médiateur est saisi de demandes de couples en pleine séparation, qui souhaitent l’aide d’un tiers pour clarifier leur situation, et les aider à le faire sans heurts, et dommages.

Ainsi ils s’adressent au médiateur sans avoir tout-à-fait décidé la voie, et les choix qu’ils ont à faire dans cette période de chaos et de confusion dans laquelle ils se trouvent.

Est-ce le rôle du médiateur d’aider ces personnes à faire leur choix, et savoir comment se le dire?

Ou est-ce le rôle du thérapeute de couple?

Ces personnes ont elles besoin d’un accompagnement psychologique, ou d’un outil de communication pragmatique?

Nous pouvons prendre le temps d’y réfléchir et d’échanger sur le sujet jeudi prochain lors du café Médiation de la rentrée.

Gaëlle WALKER

cibler

La confidentialité en médiation…

…ou Comment sécuriser les entretiens de médiation.

Le médiateur doit garantir la confidentialité aux personnes qui s’engagent en médiation, mais comment peut il assurer le respect et la discrétion ?

Certains vont s’en prémunir par une convention engageant par écrit les personnes, et qui permettra des poursuites si le principe n’est pas respecté. Mais l’important, c’est que les personnes prennent conscience de cet engagement moral avant d’être formel, qui prendra son sens entre elles, et qui permettra de poser les questions de ce qui mettrait en doute cette confiance…

On en discutera le 6 juin 2019 au prochain Café Médiation. Venez nombreux.

Gaëlle WALKER

Café Médiation juin 2019