cibler

La confidentialité en médiation…

…ou Comment sécuriser les entretiens de médiation.

Le médiateur doit garantir la confidentialité aux personnes qui s’engagent en médiation, mais comment peut il assurer le respect et la discrétion ?

Certains vont s’en prémunir par une convention engageant par écrit les personnes, et qui permettra des poursuites si le principe n’est pas respecté. Mais l’important, c’est que les personnes prennent conscience de cet engagement moral avant d’être formel, qui prendra son sens entre elles, et qui permettra de poser les questions de ce qui mettrait en doute cette confiance…

On en discutera le 6 juin 2019 au prochain Café Médiation. Venez nombreux.

Gaëlle WALKER

Café Médiation juin 2019

Café Médiation

Analyse de la pratique et accompagnement.

Le prochain Café Médiation organisé par Médiation du Rhône aura pour thème l’analyse de la pratique, l’occasion d’évoquer avec les professionnels des métiers du conseil et de l’accompagnement, la nécessité d’aborder en groupe de pairs les situations ou sujets qui bousculent plus particulièrement la posture.

Quels sujets nous amènent à évoquer en groupes ces difficultés rencontrées dans l’exercice de nos missions? Quelles situations ébranlent nos fondements et nos croyances?

Qui sont les professionnels qui nous accompagnent dans ces réflexions? Quels sont les outils?

Les relations humaines sont complexes, et intervenir dans ce cadre est un exercice engageant. Les règles d’indépendance , de neutralité, et d’indépendance que les médiateurs s’imposent pour mener à bien leur mission sont des postures difficiles, et exigeantes, qui nécessitent à la fois une disponibilité, et une distance permanente.

Et c’est pour maintenir ce cadre essentiel de la médiation que le médiateur nécessite l’accompagnement bienveillant et empathique du groupe qui l’aide à questionner ses failles, et stabiliser ses fondements.

Autant de questions que nous pourrons aborder ensemble jeudi 2 mai, à 8h30, à la Brasserie Le Moderne, avenue de Saxe, Lyon 3.

Médiatrice aux Urgences : une année pour expérimenter.

Je viens de passer une année dans les services d’urgence des Hospices Civils de Lyon.

Qu’est ce qui peut amener à l’idée que cet espace a besoin de médiateur ? Qu’est ce qui se joue et entre qui ? Qui a besoin de médiateurs ?

Il est certainement question de cette fameuse « bientraitance » : Cette façon de prendre soin du patient, de son accompagnement, d’entendre sa souffrance, son angoisse et surtout ce souhait d’y répondre au mieux. La bientraitance c’est une attitude. Celle qui permet de meilleures conditions pour la prise en charge du patient et des accompagnants et celle qui procure le plus de sérénité possible pour le soignant.

Mettre en place une étude sur l’impact de la présence d’un médiateur dans un service d’urgences, c’est intéressant et cela questionne :

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débattre

Débattre : « discuter avec vivacité et chaleur… »

Débattre : « discuter avec vivacité et chaleur… »

Je participe volontairement et bénévolement à l‘animation de rencontres du Grand Débat National. C’est apparu comme une évidence. Participer au Grand Débat a un sens pour moi : je  pourrais me rendre à certains débats comme participante. J’ai choisi de proposer certaines de mes compétences professionnelles pour soutenir, accompagner, être en appui à ces rencontres de citoyens. J’ai choisi de proposer un cadre à ces réunions, de faciliter l’écoute et l’expression de chacun et de favoriser la co construction dans les échanges. Tous ces objectifs sont un peu ambitieux mais portés par une vraie envie : l’envie d’être là, dans un acte citoyen et avec les autres.

Etre indépendant, neutre et impartial c’est le leitmotiv des médiateurs et il me semble que c’est « la » posture adéquate pour animer ces débats et essayer de leur donner un sens. Pas forcément celui du débat partisan, celui du débat « sensible ». Sensibilité des situations, des sujets, des personnes, des difficultés exprimées. Je crois vraiment que la présence d’animateurs formés à la médiation est un atout pour le déroulement de ces échanges.

Beaucoup d’inconnus à chaque débat : le nombre de personnes, la diversité (ou non) du public, l’adhésion (ou non) au cadre proposé et surtout l’inconnu de l’instant présent.

Les réunions se suivent et ne se ressemblent pas…Certains repartent heureux voir enthousiastes, pour d’autres ces débats sont stériles. Ils ne sont que le reflet des cahiers de doléances, une longue litanie de ce qui ne plait pas, un catalogue de revendications. Peut- être…mais je me satisfaits de voir des hommes et des femmes, se rencontrer, se parler, partager des idées, se confronter, être ensemble, se trouver et se retrouver. Pour moi quel qu’en soit le contenu, c’est aussi ce que ce moment représente qui a du sens. Chacun manifeste et se manifeste. Chacun dit et entend dire.

En tant que médiatrice, je suis là pour essayer de soutenir cette liberté d’expression, pour faire circuler la parole qu’elle soit revendicatrice, force de proposition ou qu’elle constate.

L’exercice est difficile. J’aimerais que les personnes quittent ces débats satisfaites du temps passé et de la qualité des échanges. Mon œil de professionnel s’attache à ce que les hommes et les femmes présents se soient sentis respectés et accueillis dans leur propos, mon cœur de citoyenne veut se féliciter de la possibilité de cette rencontre.

C’est une expérience : et comme toute expérience, il faut la regarder avec un œil critique.

Il y a des choses à améliorer dans l’organisation des débats, dans l’animation et dans la synthèse. Et on peut aussi se dire que nous partageons ensemble cette expérience. J’aimerais que nous restions bienveillants les uns envers les autres, qu’il s’agisse de débattre ou d’animer…Voyons le côté positif des choses et partons d’un apriori positif.

A la suite d’un débat, je me suis posée plusieurs questions…Pourquoi je me sens obligée de faire ça ? Pourquoi je vais jusqu’à me mettre en difficulté parfois dans le cadre de ces débats ? Qu’est-ce que je cherche ?

Je cherche la rencontre, la liberté, la possibilité. J’ai vraiment envie de dire MERCI aux médiateurs qui partagent cette expérience bénévole et aux citoyens qui participent et s’exposent.

FREDERIQUE MOULINIER-FUENTES

METTONS PLUS DE RIRE DANS NOTRE VIE !

le rire et la relation

le rire et la relation

De Florence de Widerspach

Et si nous décidions en ce début d’année de mettre plus de rire dans notre vie?

Pourquoi ? Pour profiter de la chance incroyable que nous avons d’avoir un outil puissant à portée de main qui nous fait vivre une expérience tant physique, chimique que relationnelle.

 1. Rire, c’est bon pour le corps

Le rire sollicite de nombreuses parties de notre corps. Sans les nommer toutes de peur de vous perdre en cours de lecture, en voici juste quelques unes : les muscles (400 quand même !), le coeur, les poumons, l’abdomen et bien entendu notre cerveau, avec notamment la libération d’endorphines.

Les endorphines ? Elles combattent la production d’adrénaline et de cortisol responsables de notre stress, et procurent une sensation de détente qui peut durer jusqu’à 45 minutes. A solliciter sans modération !

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Les Médiateurs dans le Grand Débat National

Grand débat National Lyon

Assemblée gilets jaunes Lyon

Les associations de médiateurs, à l’appel du Grand débat national, et du besoin d’animateurs neutres et indépendants, ne prenant pas part au débat, se sont, pour beaucoup, reconnus dans ce rôle ainsi que dans les compétences requises d’animation d’échange, de construction de réflexion commune.

Ainsi un certain nombre d’associations, sous l’impulsion de l’Association Nationale des Médiateurs, s’inscrivent comme ressource et soutien dans l’organisation, et l’animation de débats à mettre en place dans les localités.

Médiation du Rhône est dans le mouvement aussi, et contribue à cette démarche.

Ainsi afin d’évoquer ce rôle nouveau, et les méthodes proposées pour le mener à bien, nous proposons notre prochaine rencontre de Café Médiation sur ce sujet.

Il sera question de la posture à adopter, des méthodes de synthèse des échanges, et du cadre que l’on peut apporter à ces échanges. La mission est ardue, délicate, mais exaltante. Elle appelle aussi chacun à jouer un rôle, à sa façon et à sa portée, dans ce rendez-vous français à ne pas manquer, et dont l’issue ne dépend que de ceux qui y participeront.

Si le Grand Débat n’est pas forcément le lieu de refonte des institutions et de la politique française, il peut au moins être une opportunité de rencontre et d’échanges entre des personnes qui ne se seraient pas écoutées dans d’autres circonstances …

Venez nous retrouver au Café de la Médiation, médiateurs, institutionnels, ou particuliers, afin d’évoquer et construire ensemble les projets de débat, d’échange à venir,

le 7 février 2019, à 8h30,

à la Brasserie Le Moderne, avenue de Saxe, Lyon 3.

Médiation et partenaires sociaux

médiation syndicat

Formation des syndicats à la médiation

Rencontre avec les représentants des syndicats Guadeloupéens en formation à la médiation à Lyon en octobre.
Pour un médiateur intervenant régulièrement dans les relations de travail, quelle satisfaction de rencontrer les représentants d’un certain nombre d’organisations syndicales, patronales et salariales réunis pour une formation à la médiation.

Une opportunité magnifique de construire ensemble la pratique de la médiation dans l’élaboration du dialogue social.
La tâche est ardue, et doit passer non seulement par la mise en place d’un protocole clair et rigoureux, et des règles adaptées. Cela doit surtout supposer un vrai changement de paradigme ainsi qu’une révolution philosophique.

Il a semblé nécessaire d’appréhender le bouleversement moral que la démarche demandait.
La difficulté pour un représentant du personnel est de se dévêtir d’une posture de défenseur des droits et revêtir le costume du médiateur, tiers neutre, indépendant et impartial.
La différence majeure entre les deux missions, et donc les deux postures, réside dans la définition de l’objet de la mission. La négociation aura pour objet l’accord sur des éléments techniques ou juridiques, la médiation aura pour objet de la restauration de la relation.

 

C’est de cette problématique que nous proposons d’échanger lors de notre prochain Café Médiation le 6 décembre 2018, à 8h30 au Café Le Moderne.

Venez nombreux nous rejoindre et participer à cette réflexion.

(voir l’agenda : http://mediation-a-lyon.fr/cafe-mediation-a-lyon/agenda/

Gaëlle Walker

 

Médiation familiale Lyon

Médiation en milieu scolaire

Médiation par les pairs – L’Ecole de la Non-violence

La médiation

La médiation est un processus coopératif qui vise à favoriser la communication et à préserver les liens entre les personnes. Elle intervient dans les situations de rupture ou de conflits afin d’organiser un espace d’échange et de rencontres permettant aux personnes de trouver elles-mêmes des solutions. La médiation s’appuie sur l’engagement volontaire.

Le climat scolaire

« Le climat scolaire reflète le jugement qu’ont les parents, les éducateurs et les élèves de leur expérience de la vie et du travail au sein de l’école ».

Améliorer le climat scolaire vise à mobiliser les partenaires (parents, équipes éducatives, enfants) afin de favoriser un cadre « serein, protecteur, stimulant et propice aux apprentissages » au sein de l’école, collèges et lycées.

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La médiation, cadre sécurisant du dialogue dans les organisations.

Le cadre et la lumière

le cadre@pascalebodet

De la libération de la parole…

par Gaëlle WALKER

Afin d’intervenir sur le conflit, la tension, le malaise, le blocage, dans un collectif, ou dans une organisation, le médiateur propose un espace sécurisé dans lequel il recevra les personnes en entretien. Il s’agit d’un cadre sécurisé, ou qui se veut sécurisant, pour permettre aux personnes en souffrance, ou en tension, en tout cas en rupture de confiance, d’exprimer leurs sentiments, ainsi que leur besoin, et clarifier ainsi leur relation.
L’objectif de ce processus : libérer la parole ?

Libérer la parole, c’est accepter de lever des confusions, clarifier des faits, ou exprimer la perception et l’interprétation de ces faits par chacun. Il s’agit de permettre des échanges par des modes de communication directs et non détournés, pour mieux comprendre une situation ou une relation.
C’est aussi accepter de confier des éléments d’information parfois cruciaux, parfois appréhendés comme des faiblesses et des failles, pour que ces dernières puissent être entendues puis prises en compte.
La démotivation, la démobilisation, la souffrance vécue au travail émanent d’un sentiment négatif : le manque de reconnaissance, le manque de compréhension, la frustration, les vexations, l’humiliation, l’oubli. Ces sentiments s’expriment sous la forme d’une émotion qui va vite devenir insupportable voire insurmontable. Or le malaise que ressent un agent, ou un collaborateur dans le cadre de son travail ne peut pas toujours être exprimé au sein même de l’organisation. Lire la suite