Médiation familiale

famille unie - médiation familiale lyon

Qu’est-ce que la médiation familiale ?

  • Un espace neutre de parole et de dialogue qui permet à chaque personne qui le souhaite, de réfléchir et de prendre des décisions à propos des difficultés ou des conflits rencontrés au sein du couple ou de la famille.
  • Un processus d’accompagnement mené par un tiers professionnel, indépendant et impartial (un médiateur), qui aide la famille à trouver un chemin, au-delà du conflit et de la séparation.

À qui s’adresse la médiation familiale ?

  • à des parents
  • à des grands-parents
  • à une famille recomposée, pacsée, homoparentale, d’accueil, d’adoption…
  • à un jeune adulte, à des adolescents
  • à une fratrie
  • à un professionnel en lien avec la famille (aidant familial, assistante maternelle, enseignant …)

Quand faire appel à un médiateur familial ?

Vous faites face à :

  • un conflit familial
  • des difficultés ou une absence totale de communication : dans le couple, entre parents et adolescents, entre petits-enfants et grands-parents …
  • un changement dans votre situation familiale : séparation, recomposition, maladie, décès…
  • une succession conflictuelle : donation, partage, indivision …( à lire : la médiation successorale)
  • la prise en charge d’une personne en situation de dépendance : grand âge, handicap, jeune adulte…
  • une divergence de culture
  • une injonction du juge à rencontrer un médiateur familial

Comment se déroule une médiation familiale ?

  • La demande de médiation : la médiation peut être une démarche spontanée ou faire suite à une injonction du juge. Elle  peut donc avoir lieu en dehors, avant, pendant ou après une procédure judiciaire.
  • L’entretien d’information :
    1. clarifier la demande des personnes et leurs attentes.
    2. vérifier l’adéquation entre cette demande et l’objectif de la médiation familiale (avec éventuellement une réorientation vers d’autres professionnels comme le conseiller conjugal, le thérapeute…).
    3. recueillir le consentement des personnes ; c’est un principe fondamental, la médiation est une démarche volontaire à laquelle les personnes adhèrent librement.
  • Les séances de médiation : temps communs d’écoute, d’échanges et de négociation, qui vont permettre de réfléchir à ce qui fait difficulté et à ce qui pourrait améliorer la situation. Ces différents entretiens constituent le processus de médiation. Il peut aboutir à la rédaction d’un accord par les personnes, qui pourront décider de le faire homologuer par le juge.

Quels sont les avantages de la médiation familiale ?

      • Son cadre : un espace neutre spécifique soumis aux règles de la confidentialité des entretiens, de la transparence, du respect mutuel, de la volonté et de la liberté pour chacun de venir en médiation familiale ou d’en sortir, de conclure ou non un accord.
      • Son processus : la médiation familiale est un accompagnement limité dans le temps, dont les objectifs sont définis par les personnes. Afin de laisser du temps au temps et de pouvoir expérimenter dans le quotidien de chacun une option qui a pu être retenue, les entretiens seront en général espacés de 15 jours.
      • Le médiateur : il est un tiers impartial, professionnel qualifié, indépendant et sans pouvoir de décision. Il est garant du cadre et du processus, et est soumis à un code déontologique et éthique défini. Grâce à des outils de communication adaptés, il facilite le dialogue, identifie les besoins de chacun et accompagne les personnes dans la recherche de solutions appropriées.
      • Son éthique : la médiation repose sur des valeurs
        La liberté permet que les choix de chacun soient reconnus ; les acteurs de la médiation, tant le professionnel que les personnes, doivent pouvoir expérimenter une liberté de parole, dans le renoncement à la toute-puissance, donc dans le cadre des règles énoncées.
        – L’autonomie et la responsabilité  engagent à s’appuyer sur la compétence et les capacités des personnes à décider par elles-mêmes.
        – L’équité impose de garantir aux personnes un cadre de discussion dans lequel elles puissent être à égalité de pouvoir par rapport aux sujets dont elles vont débattre et pour que les décisions prises en médiation leur semblent équitables.
        L’altérité permet la prise en compte de l’autre, la reconnaissance d’autrui dans sa similitude et dans sa différence.

« C’est ainsi que le cadre de la médiation familiale, qui s’origine d’une philosophie de la non-violence, permet de signifier les règles de respect mutuel et favorise l’expérimentation de la coopération ».

Exemples :

« Nous avons décidé de nous séparer et voulons discuter de l’organisation de la vie familiale après notre séparation ».
« Nous souhaitons modifier le mode de résidence des enfants et rediscuter du montant de la pension alimentaire ».
« Nous ne voyons plus nos petits-enfants et aimerions trouver une solution pour reprendre des liens avec eux ».
« Je suis encore étudiant et mes parents refusent de payer le loyer de mon studio. »
« Nous ne sommes pas d’accord sur le fait que notre mère rentre ou non en maison de retraite. »
« Je n’arrive plus à communiquer avec ma fille adolescente. »
« Je m’occupe de madame X depuis 3 ans mais sa fille conteste systématiquement tout ce que je fais. »


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